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: 20/12/2007

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Jean-Paul Sartre/Benny Lvy
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15 1980 1968 ɡ . () ѡ . ޡ () ɡ ( ) . ߡ ( ) . . - - - !


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- 508 - 2001/3


L'espoir maintenant, Jean-Paul Sartre/Benny Lvy, Les entretiens de 1980, prsents et suivis du Mot de la fin par Benny Lvy,Verdier, 1991


Benny Lvy, n le 28 aot 1945 au Caire (Égypte) et mort Jrusalem le 15 octobre 2003, est un philosophe et crivain franais.


Militant maoste de premier plan sous le pseudonyme de Pierre Victor, il dirige dans la France de l'immdiat aprs-Mai (dbut des annes 1970) la Gauche proltarienne, groupe politique d'extrme gauche, inspir par la doctrine maoste. Aprs avoir renonc la violence politique, puis dcid de la dissolution de la Gauche proltarienne, Il fait retour la tradition juive et, inspir par la pense d'Emmanuel Levinas, co-fonde en 2000, avec Alain Finkielkraut et Bernard Henri Lvy l'Institut d'tudes lvinassiennes, qu'il dirigera jusqu' sa mort en 2003.


Il fut le secrtaire de Jean-Paul Sartre de septembre 1973 jusqu la mort du philosophe, en 1980. À cette poque, la parution d'entretiens entre les deux hommes, dans lesquels Sartre semble tmoigner, au contact de Benny Lvy, d'un renoncement sa premire conception de la question juive et d'une forme de conversion au messianisme juif, suscita une vive controverse. Les textes sont publis sous le titre L'Espoir maintenant.


L'expression de Mao Mose , symbolique de l'volution d'un certain nombre d'intellectuels juifs de sa gnration, a t invente pour qualifier sa trajectoire. Eric Aeschimann y reconnat une priode cl de lhistoire de la gauche intellectuelle en France : de lagitation gauchiste l'antimarxisme, de la cration de Libration la dfense du judasme. (source : wikipedia)


Quatrime de couverture :


"Peu de temps avant sa mort, Sartre faisait paratre dans Le Nouvel Observateur une srie dentretiens avec Benny Lvy ("L'espoir maintenant") qui scandalisrent tant par leur contenu que par leur ton. Dix ans aprs, le moment est peut-tire venu de les lire vraiment.


Benny Lvy les prsente et en propose un nouvel usage.


Dans ce texte "asctique", grce un exceptionnel mouvement de dpouillement, Sartre tente de repenser le commencement : ne faudrait-il pas dceler ds l'origine, dans le projet propre la conscience, une tension vers la fin, que l'chec, le tragique ne sauraient annuler ?


Seul le mot de la fin - l'espoir - conduit le philosophe la limite de la pense occidentale et lui permet de dialoguer avec le juif rel.


Benny Lvy propose alors de mditer ce mot de la fin."


La polmique :


"Entre 1978 et 1980, Benny Lvy fait dcouvrir Sartre, dont il est le secrtaire, luvre de Levinas : Benny Levy lui en parlait lors de longues aprs-midi de lecture haute voix. Il lui lisait Difficile libert. Un moment dcisif, tant pour lun que pour lautre, selon Bernard-Henri Lvy.


Des entretiens de Sartre et de Benny Lvy sur Levinas et sur le judasme rsulte un texte intitul "LEspoir maintenant", publi d'abord par extraits dans Le Nouvel Observateur, sur trois numros, le 10, le 17 et le 24 mars 1980, sous la forme dun dialogue de vingt-cinq pages dans sa totalit, un texte dont Bernard-Henri Lvy souligne limportance dans l'itinraire philosophique de Sartre : Cest une libration. Un moment de lucidit formidable, de maturit. La grande tristesse de ce texte, cest que Sartre meurt juste aprs alors que cest un jeune Sartre qui recommence. Un texte retentissant.


LEspoir maintenant provoque un scandale. Benny Levy est accus par l'entourage de Sartre d'avoir abus de son tat de faiblesse (Sartre est presque aveugle) pour lui imposer sa pense. Olivier Todd parle d'un dtournement de vieillard . Simone de Beauvoir reproche Benny Lvy davoir contraint Sartre des dclarations dmentes. John Gerrasi, lun des biographes de Sartre, dnonce la manipulation diabolique de Benny Lvy, un petit chef de guerre fanatique , un juif gyptien , devenu rabbin et talmudiste .


Toutefois, Jean Daniel, le directeur du Nouvel Observateur, tmoigne que Sartre est parfaitement conscient de ce qu'il fait en publiant LEspoir maintenant. Il a fallu que Sartre appelle Jean Daniel pour que ce dernier dcide de le publier. Daniel lui a demand : Vous avez le texte prs de vous ? Je l'ai en tte , a rpondu Sartre. Et, en effet, il le connaissait par cur , assure Daniel. Bernard-Henri Lvy remarque :


On a parl dalination et mme de snilit, parce quvidemment lauteur de LÊtre et le Nant, de La Critique de la raison dialectique, venant dire : le peuple mtaphysique par excellence, cest le peuple juif ; [] un Sartre qui dit que cest lexistence du peuple juif, sa survie travers les ges qui lui fait comprendre que le culte de lHistoire est une infamie et que Hegel sest finalement tromp, un Sartre qui dit quil retrouve le sens de la rciprocit qui na rien voir avec le groupe en fusion ou la chaleur de la meute, et un Sartre qui trouve ce got de la rciprocit dans les rapports trs curieux qui unissent le Dieu juif et son peuple. Tout cela, videmment, surprend." (source : wikipedia)


Citations :


Parti de la considration simple que toute action implique l'espoir, Sartre consquemment en arrive, aprs la ncessaire critique des fins historiques, penser que l'thique suppose l'eschatologie. (Prsentation, in L'Espoir maintenant, p. 17)


Mon avis sur le livre :


Je relis ce texte quelques annes d'intervalle et je suis toujours aussi perplexe. Non pas sur l'itinraire de Benny Lvy, pass du maosme au judasme, qui est celui de beaucoup de jeunes gens de sa gnration et que je comprends trs bien, mais sur les positions exactes de Sartre au sujet du judasme, du messianisme et de l'abandon du sens hgliano-marxiste de l'Histoire en faveur de la notion "d'espoir". Reconnatre ses propres convictions et son propre itinraire dans un texte ne dispense pas de s'interroger sur les conditions de sa "production" et sur son authenticit. Le "dernier Sartre" tel qu'il se rvle dans ce livre reste donc pour moi une nigme.


Questions en suspens :
Pourquoi les proches de Sartre (Simone de Beauvoir, Olivier Todd) prtendent-ils que Benny Lvy a abus de la faiblesse de Sartre ? Si Sartre avait fait l'apologie du terrorisme, de la violence et de la lutte des classes, ses proches auraient-ils ragi diffremment ?
Dans quelle mesure Sartre a-t-il regrett d'avoir t le "compagnon de route" du PCF ? La rupture avec le PCF remonte-t-elle vraiment 1956 (Budapest) ? Pourquoi ne s'tait-il jamais vraiment expliqu sur cette question ? Et pourquoi, aprs avoir rompu avec le PCF, Sartre a-t-il continu croire au communisme (la visite Fidel Castro) ?
Quelle est la position du "dernier Sartre" par rapport la "question juive" ? Sartre a-t-il dpass l'ide que la conscience juive est une cration de l'antismitisme et l'intriorisation (authentique ou inauthentique) du "pour autrui" par le "pour soi" ?
Est-il pertinent d'emprunter au philosophe le plus inauthentique du XXme sicle, antismite et nazi convaincu, Martin Heidegger, les termes d'authenticit et d'inauthenticit pour les appliquer la conscience juive ? (il est vrai qu' l'poque de la publication des Rflexions sur la question juive, on ne savait pas tout ce que l'on sait aujourd'hui sur Heidegger)
Sartre avoue dans cet entretien qu'il n'a jamais ressenti d'angoisse et explique qu'il a employ ce terme (heideggerien) dans L'Être et le Nant parce que "tout le monde l'employait autour de lui" ("Je n'ai jamais eu d'angoisse. Ça, c'est des notions-clefs de la philosophie de 1930 1940. Ça venait aussi de Heidegger, c'est des notions dont on se servait tout le temps, mais qui ne correspondaient pour moi rien. Certes, je connaissais la dsolation ou l'ennui, la misre, mais...", p.24). Peut-on tre sr qu'il n'a pas fait la mme chose avec d'autres concepts ? Quelle crdit peut-on accorder un penseur qui emploie des concepts dont il ne comprend pas la signification parce que "tout le monde les emploie autour de lui" ? Pourquoi l'imitation joue-t-elle un rle aussi important chez un homme qui aurait voulu "ne se tenir que de lui-mme" ?
En quel sens faut-il prendre le mot "mtaphysique" appliqu au peuple juif ("peuple mtaphysique") ?
Dans quelle mesure le relation fondatrice individuelle et collective la transcendance du Dieu unique est-elle compatible avec la conception sartrienne de la libert ?
Sartre a-t-il rellement pris conscience que sa fameuse "masse en fusion" pouvait se muer de rvolutionnaire en perscutrice ? En d'autres termes, le passage de la fraternit rvolutionnaire l'unanimit contre un ennemi dsign a-t-il vraiment t peru par le dernier Sartre comme le passage du "saint" au "sacr" (au sens qu'Emmanuel Levinas donne ces deux termes) ?
Comment Sartre a-t-il dcouvert que la notion de "fraternit" chappait l'analyse marxiste des superstructures idologiques ? (p.57)
Dans quelle mesure la notion d'"espoir" mise en avant dans les entretiens avec Benny Lvy comme horizon de la conscience engage a-t-elle remplac la croyance en un "sens de l'histoire" ? Cette notion opre-t-elle au niveau du sujet individuel ou au niveau collectif ? Sartre faisait-il une distinction entre l'espoir et l'esprance eschatologique ? Faisait-il un lien entre les deux et si oui, lequel ?
La notion d'esprance eschatologique (messianique) a-t-elle remplac chez le "dernier Sartre" la notion d'une "fin de l'histoire" ?




http://lechatsurmonepaule.over-blog.fr//l-espoir-maintenan
    
    http://philo.forumarabia.com
 
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